Partager l'article ! JOURNEE ACTION DU 18 JANVIER 2012: Sommet... social : mesures antisociales, c'est certain ...
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Section Syndicale SUD 31
du Conseil Général de la Haute Garonne
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Plus la crise s’aggrave, plus les syndicats sont ressentis comme absents, sans doute parce que les médias aux mains des capitalistes qui nous gouvernent préfèrent gesticulation à analyse syndicale… qui sait ?
Alors que partout les conflits se multiplient, les actes de résistances s’élaborent : les indignés, des salariés s’opposant aux décisions patronales par des mouvements radicaux, d’autres dénonçant la prime Sarko 1 000 euros promis : 3€80 in fine…
Alors que la majorité des salariés du public et du privé peinent à vivre dignement de leurs salaires ;
Alors que l’accès aux soins, à l’éducation ne sera bientôt plus un droit mais un privilège ;
Alors que les salaires de remplacement en cas de maladie, de perte d’emploi se réduisent à peau de misère, les responsables syndicaux semblent incapables de catalyser tous ces mécontentements…
De la même manière qu’un athlète ne gagnerait pas le marathon s’il est convaincu de perdre avant de partir, convaincu que les autres sont plus forts que lui. Ce même athlète gagnera d’autant moins s’il ne se prépare pas à la compétition et encore moins s’il déclare forfait au motif que son public ne crie pas assez pour l’encourager. Tel nous semble aujourd’hui, l’état d’esprit général.
Dans ce contexte, « le » Nicolas national a beau jeu de convoquer les centrales syndicales à « un sommet social » qui n’a de social que l’intitulé pour une conférence de presse améliorée où les organisations syndicales vont être informées des décisions prises pour la « valetaille » que nous sommes. Les vassaux seront ainsi chargés de faire passer l’information aux serfs.
Toutes les organisations syndicales conviées à cette mascarade (sauf notre Union Syndicale Solidaires, qui sans doute ne s’y serait pas rendu) n’ont pas voulu organiser une journée de grève générale, convaincues, à tort, que les salariés sont trop fragilisés pour sacrifier une journée de salaire, n’ont même pas tenté de proposer la grève pour peser sur les décisions à venir.
L’impardonnable serait le silence syndical ce jour là. Incompréhensible, par les salarié-e-s, serait l’absence des syndiqué-e-s sur le terrain ce jour là.
A moins que la dépression nerveuse nationale ne les ait définitivement condamnés à digérer les informations, à encaisser les coups, coupés qu’ils sont de ceux dont ils devraient fédérer les forces : les salariés.
Nous, nous résistons, nous sommes confiants en l’avenir et nous ne sommes pas prêts à perdre ce que certains appellent des avantages sociaux et que nous désignons par «une bonne qualité de la vie pour tous ».
Alors, que faisons-nous ce 18 janvier ?
1. La fédération SUD Collectivités Territoriales a déposé un préavis de grève national pour « couvrir » les camarades qui décident de se mettre en grève, sur les revendications suivantes :
· Des emplois statutaires,
· La revalorisation du point d’indice à 5 €,
· L’attribution de 75 points d’indice pour tous,
· Le retrait du jour de carence.
2. Partout où des actions visibles sont organisées au niveau local, y participer,
3. Susciter des A.G. pour « parler de l’avenir », élaborer des listes de revendications relatives aux conditions de travail, aux salaires, aux emplois, au refus de la précarité salariale, aux discriminations, à notre refus du jour de carence, etc.
4. Même une simple table, un drapeau, devant l’entrée de la collectivité pendant la pause déjeuner pour parler aux salariés, leur demander leur avis, noter leurs besoins, leur distribuer les analyses de Solidaires sur la crise par exemple… pour être visible.
5. Partout ce jour là, plus que les autres, susciter le débat pour expliquer que malgré la crise les entreprises du CAC 40 vont se partager plus de milliards que l’an dernier et que c’est à nous que les politiques vont demander de faire des sacrifices, même quand il n’y a plus que de la souffrance et du mal vivre à partager.
6. Adresser symboliquement le soir même de ce 18 janvier un communiqué de presse aux journaux locaux pour leur transmettre une synthèse des revendications recueillies et préalablement adressées à nos employeurs locaux respectifs.
7. Contacter les camarades des autres organisations syndicales pour les inviter à participer avec nous aux actions locales, aux mini meetings, aux tables de presse, bref : à tout ce qui peut être imaginé pour être visible ce jour là particulièrement.
8. Expliquer et expliquer encore jusqu’à convaincre, que les choix politiques sont réversibles et qu’ensemble nous pouvons changer la qualité de nos conditions de vie en forçant le politique à servir l’intérêt général en améliorant le service public : à l’école, à l’hôpital, dans nos communes, nos conseils généraux…
Nous savons ce qui est bon pour nos vies :
c’est de cela, et de cela seulement, dont nous voulons parler.
Que paient la dette ceux qui se gavent de profits et ceux qui l’ont créée.
Exigeons une analyse lisible par tous de leur « dette ».