Elections Professionnelles dans la fonction Publique Territoriale :
SUD Collectivités Territoriales obtient près de 3 fois plus de voix qu'en 2001 !
Sans préjuger des résultats du 2ème Tour qui aura lieu le 11 décembre, la Fédération SUD Collectivités Territoriales peut raisonnablement, avec plus de 20 000
voix obtenues au 1er Tour, espérer tripler son score de 2001.
Ces résultats du 1er Tour sont satisfaisants. Ils témoignent du travail de terrain des équipes locales, et ce malgré les nombreuses entraves mises au
développement de notre courant syndical.
Il faut rappeler que, pour SUD, ces élections professionnelles ont eu lieu comme en 2001 « sous le régime de la loi dite Perben » donnant aux employeurs
politiques le pouvoir d'accepter ou de refuser les listes SUD et obligeant toutes les équipes à faire la preuve de leur représentativité locale.
Certains Maires et Présidents et non des moindres (15 collectivités locales dont 11 socialistes et 4 UMP : Mairie de Lille,
de Paris, de Nantes, d'Avignon, Conseil Général de l'Ain, de Seine et Marne, Centre de Gestion de Seine et Marne, Communauté Urbaine de Strasbourg ...)
ont usé et abusé de ce pouvoir pour écarter SUD de ce scrutin, malgré les accords dits de Bercy visant à autoriser la libre présentation de toute organisation syndicale légalement
constituée, principe pourtant approuvé par tous les partis politiques.
Ce sont autant de collectivités dont les agents ont été privés d'un vote SUD : à Calais et au centre de gestion du Pas de Calais, à Avignon, à la Communauté
Urbaine de Strasbourg, à Nantes, à Lille, à Paris .... et autant de voix qui manqueront dans le résultat final.
Ces premiers résultats de la Fédération SUD CT témoignent de son développement par la diversité de ses implantations à la fois sur le territoire et dans les
différents types de collectivités.
Ainsi SUD se développe dans les collectivités affiliées aux Centres départementaux de gestion : elle confirme son implantation en Haute-Garonne et dans le Gard.
Elle fait son entrée dans 11 Centres de gestion : Ardennes, Calvados, Corrèze, Ille et Vilaine, Hérault, Haute Loire, Meurthe et Moselle, Nord, Guadeloupe et Martinique. SUD s'implante
également dans la Sarthe même si elle n'obtient pas de siège malgré des scores de plus de 10% en CAP de catégorie C et B.
SUD se renforce et se développe dans les Conseils Généraux: présents dans 11 départements Ariège, Côtes d'Armor, Gard, Haute-Garonne, Gironde, Hérault,
Ille et Vilaine, Meurthe et Moselle, Moselle (malgré leur exclusion des élections en 2001), Puy de Dôme, Seine-Maritime, Somme, SUD entre dans 10 Conseils Généraux de plus : Ardennes,
Hautes-Alpes, Eure, Lot et Garonne, Loire, Nord, Pas de Calais, Martinique, Guadeloupe, sans compter les 2èmes tours où nous présentons des listes dans l'Ain, les Hauts-de-Seine, la
Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val d'Oise.
SUD accroît également son audience dans le secteur communal et intercommunal.
Après l'annulation par les Tribunaux Administratifs des décisions de rejet des listes SUD des Maires, les agents par leur vote installent SUD dans les Villes de
Lyon (13% en CTP), Lanester (33% en CTP) et Angers (11% en CTP). C'est une belle victoire de ce que devrait être la démocratie sociale !
Présent en 2001 à Tulle, Nîmes, Toulouse, Communauté Urbaine de Dunkerque, La Roche sur Yon et Créteil, SUD s'implante dans de nouveaux chefs-lieux ou grandes
villes : Oyonnax, Charleville-Mézières, Vitrolles, Caen-la-Mer, La Rochelle, Saintes, l'Agglo de Montpellier, Le Puy en Velay, Saint-Herblain, Dunkerque, Reims, Lorient, Pau, Perpignan,
Vénissieux, Meaux, Fontenay/Bois, Bagnolet, Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, mais également dans des collectivités de l'Ain, de l'Ardèche, des Bouches-du-Rhône, du Finistère, du Gard, de
Haute-Garonne, de Gironde, de l'Hérault, d'Ille-et-Vilaine, du Loiret, de la Manche, de Meurthe-et-Moselle, du Nord, du Pas-de-Calais, du Puy de Dôme, de la Sarthe,du Var, du Vaucluse, de
Seine-et-Marne, des Yvelines, de Seine-Saint-Denis, du Val de Marne, de la Martinique et de la Guadeloupe, avec des seconds tours dans l'Essonne et le Val d'Oise.
SUD s'est également développé dans les Services Départementaux d'Incendie et de Secours : présent depuis 2001 dans la Drôme, le Gard, la Gironde, les
Landes, le Nord et la Réunion, SUD sera également représenté en Dordogne, Haute-Garonne, Nièvre, Pas de Calais, Pyrénées Orientales, Rhône, Vaucluse et Yonne.
La percée est moins significative dans les Régions : SUD conforte ses résultats en Midi-Pyrénées et s'implante au Conseil régional de Bretagne, de Picardie
et de Guadeloupe. SUD est également présent en Basse-Normandie et en Languedoc-Roussillon, même s'il n'y a pas d'élus.
Tous ces résultats sont très encourageants pour une Fédération qui ne dispose d'aucun droit syndical national et pour des équipes qui dans leur grande
majorité, ont agi sans droits et moyens syndicaux (pas même la possibilité d'organiser des heures d'information pour le personnel) face à des syndicats installés depuis des décennies et
disposant de droits et moyens humains et matériels importants.
SUD touche maintenant près d'un tiers du corps électoral et réalise des scores moyens de 13% en CAP (toutes catégories confondues)
et de plus de 20% en CTP. Les agents ont placé SUD en tête dans plusieurs collectivités.
Il faut bien sûr attendre les résultats définitifs pour analyser l'audience de SUD au niveau national mais ces scores témoignent de l'attente des salariés d'un
syndicalisme indépendant, combatif, revendicatif et du rejet de pratiques clientélistes et de co-gestion.
Plus que le pourcentage global qui avoisinerait 3% selon les résultats partiels publiés par la D.G.C.L, la progression de SUD l'inscrit comme partenaire
incontournable dans le paysage syndical de la Fonction Publique Territoriale.
La Fédération SUD CT remercie tous les agents qui lui ont fait confiance et appelle ceux qui voteront pour le second tour le 11
décembre à confirmer leur aspiration par le vote SUD à une autre idée du travail, des services publics, de la répartition des richesses et de la société.